Accueil Date de création : 22/03/08 Dernière mise à jour : 04/06/08 16:13 / 19 articles publiés
 

Histoire de se présenter  posté le dimanche 23 mars 2008 01:40

Bienvenue sur le blog de

Jordane & Naya

qui sont ravies de vous présenter leur première histoire écrite en duo :

First Time To Love

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Samantha Miller est une belle jeune femme qui vient d'hériter d'une fortune colossale suite au décès de ses grands-parents maternels. Elle pourrait en profiter pour couler une vie tranquille, mais elle préfère garder son travail d'assistante sociale dans lequel elle se donne à fond. Sa vie n'a pas été un long fleuve tranquille, et aujourd'hui alors qu'elle pourrait être heureuse, son passé la rattrape brusquement...

Kyle Laurens ne croit pas en grand chose. A vingt-quatre ans, il est blasé. Les gens qu'il fréquente pensent que la vie lui a déjà tout donné: il est beau, riche, charismatique. S'ils savaient que sa meilleure amie Tess et une voiture de sport sont tout ce qu'il possède réellement et tout ce qui lui tient à coeur, ils changeraient sûrement d'avis. Kyle attend un signe, une chose merveilleuse qui pimentera son existence, bien trop morne à son goût.

Le destin réserve parfois de drôles de surprises, et il se permet bien souvent la fantasie de réunir des gens qui ne s'y attendent pas du tout... 

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▲ Mode d'emploi et recommandations ▲

•  Avant toute chose, il faut savoir que nous avons toutes les deux une passion pour l'écriture, et nous rédigeons cette petite histoire dans le but de nous (et vous) faire plaisir. Donc si vous n'aimez pas ce qu'on fait, inutile d'insulter/critiquer de façon stupide. On préfère une critique bien constructive à des insultes qui ne feront rien avancer!

• Parcontre si vous aimez ce que l'on fait, un petit commentaire d'encouragement est le bienvenu. ^^

• On entend énormément parler de plaggiat. Non pas que notre travail soit du grand art, mais mine de rien on y tient et on passe énormément de temps à rédiger, corriger, peaufiner tous nos chapitres, alors ayez au moins le respect de ne pas voler notre labeur. Question d'éducation et d'intelligence.

• Rien à ajouter mis à part:

Bonne Lecture! 

 

 

 

Trafic Booster

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• Partie 1 • Naya • Je hais les chansons d"amour  posté le lundi 24 mars 2008 14:36

Il est 22h, et j'attends devant ma résidence, les mains dans les poches, quand soudain une jeune femme aux cheveux châtains que je connais bien sort en trombe et me lance:

- C'est bon je suis prête, on y va quand tu veux!

- Il était temps Tess, ça fait vingt minutes que j'attends et au cas ou t'aurais pas remarqué, on se les gèle ce soir et il pleut!

- Râle pas! Allez c'est parti!

Sa joie de vivre me fait sourire.

- Gamine! Tu fais la maligne mais le bar est à quinze minutes de marche d'ici, et t'es en jupe, tu vas être congelée avant qu'on y soit!

Elle se plante face à moi, met les mains sur ses hanches et me regarde en fronçant les sourcils:

- Kyle Laurens, tu n'es qu'un sale râleur!

Je me contente de lui faire un sourire diabolique.

- Merci.

- Ce n'était pas un compliment!

Je reprends ma route, rejoignant le trottoir d'en face d'un pas rapide. Je regarde Tess du coin de l’œil et remarque en souriant qu'elle a beaucoup de mal à me suivre avec ses talons hauts sur ce trottoir humide.

Comme prévu un quart d'heure plus tard nous sommes devant le bar, je scrute à l'intérieur, et lance à ma meilleure amie:

- C'est bondé.

- Ca l'est toujours! Allez on rentre il fait trop froid dehors.

Je lui ouvre la porte puis la laisse passer. Comme d'habitude elle choisit une table au fond de la salle, collée au mur. Je retire ma veste et la pose négligemment sur le dossier de ma chaise.

-Qu'est-ce que tu veux boire?

- Hum, un jus d'abricot! Pourquoi est-ce que tu souris comme ça? C'est parce que je prends pas d'alcool ?

- Oh, c'est pas un problème je suis très content que tu te bornes à consommer des jus de fruits et de la limonade, je n'aurais pas à te porter jusqu'à chez nous comme ça... Allons ne fais pas cette tête, on dirait que tu vas me mordre! C'est pas un reproche, tout le monde ne tient pas l'alcool.

Je lui souris avant de m'éloigner pour commander nos boissons.

- Tiens Kyle, ça va ? Tess est là aussi ?

- Salut Lenny. Je vais bien merci. Et oui, mademoiselle Campbell est avec moi!

- Qu'est-ce que je vous sers ?

- Un jus d'abricot pour Tess et un whisky coca pour moi s'il te plait.

Je m'adosse au bar en attendant que Lenny prépare les boissons et jette un coup d’œil rapide sur l'ensemble de la salle. Il y a beaucoup de femmes seules ce soir. Pas question de m'amuser avec l'une d'elles cette nuit, je vais pas lâcher Tess pour une de ces nanas.

- Voilà Kyle!

- Merci, combien je te dois?

Il me fait un clin d’œil:

- C'est la maison qui offre, ça fait longtemps que vous n'êtes pas venus et ça me fait plaisir que vous soyez là!

- Merci vieux.

- De rien.

Je me faufile entre les tables pour rejoindre Tess en prenant garde de ne pas renverser le contenu de mes verres sur les clients. Je pose son verre juste devant elle, et m'assois. Elle fixe la scène où un groupe qui m'est inconnu entame une nouvelle chanson. Je l'observe et elle ne me semble pas comme d'habitude.

- Oh, tu te sens bien?

Je la vois qui sursaute en entendant ma voix, elle boit un peu avant de me dire avec un petit sourire:

- Oui, ça va, pourquoi tu demandes ça ?

- Tu as l'air pensive. Tu t'ennuies? Tu veux rentrer?

- Non pas du tout. Je ne m'ennuie jamais avec toi. C'est juste que je suis un peu fatiguée.

- On ne rentrera pas trop tard, si tu veux j'appellerais un taxi comme ça tu n'auras pas à marcher.

- Non ça ira, ne t'inquiète pas!

C'est bien elle ça! Elle a l'air mal mais je ne devrais pas m'en faire, alors qu'elle est la seule personne qui compte encore pour moi!

- Tu me le dirais s'il y avait un problème?

- Oui!

- Bon, alors souries un peu, les gens vont croire que je te dis des choses méchantes si tu continues à faire cette tête de petite fille malheureuse.

- Depuis quand tu accordes de l'importance à ce que les gens pensent, toi ?

- Je m'en contrefous, c'est juste pour que tu me fasses un beau sourire. Je suis sorti exprès pour te changer les idées ma chère, alors fais des efforts.

Je la regarde avec un air mécontent jusqu'à ce qu'elle me sourie enfin.

- Hé Kyle, qu'est-ce que tu penses de ce groupe ?

- Eh bien, je ne peux pas dire que j'aime particulièrement ce qu'ils chantent.

- C'est une très belle chanson d'amour pourtant.

- Tu sais ce que je pense de l'amour.

Je la vois réprimer une grimace, j'ai dû lui répondre un peu trop brusquement.

- Je sais bien. Mais j'aimerais qu'un jour tu changes d'avis sur ce sujet.

J'hésite à répondre, ce n'est pas la première fois qu'on a cette discussion.

- Je t'ai déjà dit que l'amour ce n'était pas pour moi, ça ne m'intéresse pas. Le sexe c'est super, et tant que les relations se limitent à ça, ça me convient parfaitement. Je n'ai pas besoin d'une femme dans les pattes à longueur de temps. Et permets-moi de te dire que je n'ai pas beaucoup de respect pour la gent féminine, mise à part toi.

- J'ai remarqué, mais j'aimerais comprendre pourquoi.

- C'est compliqué, Tess, et ce soir on est là pour s'amuser, alors arrête avec ça parce que je ne changerais pas.

- Bon, j'ignore pourquoi tu penses que les femmes sont toutes des garces, peut-être que l'une d'elles t'a fait souffrir par le passé, mais Kyle, laisse-moi te dire qu'un jour tu rencontreras une femme qui vaudra la peine que tu l'aimes. Tu tomberas amoureux, je peux te l'assurer. Personne n'y échappe! Un jour tu seras vraiment heureux!

Que répondre à ça ? J'espère qu'elle a tort, ça fait trop mal d'aimer. Très peu pour moi, j'ai déjà donné.

- Tant que j'ai ma meilleure amie avec moi, je suis heureux. J'aime ma vie mademoiselle Campbell!

- Menteur! Tu es têtu comme une mule alors je ne vais pas insister, mais je pense vraiment ce que je t'ai dit.

- Je sais, tu as une qualité qui fait défaut à toutes tes congénères: la franchise.

Elle secoue la tête de gauche à droite, comme à chaque fois que je dis quelque chose qui lui déplaît. Fin de la discussion. Elle se remet à regarder le groupe sur scène, et moi je fixe le fond de mon verre, il est déjà vide...

Deux heures plus tard nous retournons à la résidence, sous la pluie. Aucun de nous ne prononce un mot. Une fois arrivés devant chez elle, elle ouvre la porte puis se retourne vers moi pour me dire bonne nuit et m'embrasse sur la joue. Je monte rapidement les escaliers qui mènent à mon appartement. Une fois entré, je m'adosse à la porte et me laisse doucement glisser au sol. Je ferme les yeux. Une question m'obsède et se répète sans cesse dans ma tête...

Ai-je vraiment envie de finir ma vie tout seul ?

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• Partie 2 • Jordane • Samantha  posté le dimanche 30 mars 2008 01:40

 

Il est à peu prés 23h30 quand moi, Samantha dite Sam, je rentre de mon dîner en tête-à-tête avec mon petit ami du moment Tyler dit Tye, notre relation dure depuis trois mois, mais déjà pour moi c’est un record personnel. En effet, je suis une jeune femme très indépendante, et j’ai du mal à faire confiance et en particulier aux hommes, car physiquement ils me trouvent très attirante et ne peuvent s’empêcher de me siffler dans la rue ou de me regarder longuement. Je mesure environ 1,75m pour 65 kilos, mes longs cheveux bruns m’arrivent jusqu’au niveau des fesses, mes yeux sont verts clairs mêlés à des éclats de turquoise quand il y a du soleil, une bouche avec des lèvres charnues et un sourire éclatant qui en ont charmé plus d’un, mes formes sont aussi assez abondantes mais sans excès, j’ai ce qu’il faut où il faut comme on dit. Je ne me vante pas, on m’a souvent fait passer des castings pour devenir mannequin mais pour moi ce n’était pas mon destin, ce que je voulais vraiment c’était aider mon prochain, cependant j’ai fait le mannequin, mais juste pour pouvoir payer mes études, car après une enfance difficile il a fallu que je me débrouille toute seule. Mais j’ai appris à me durcir et aujourd’hui je suis parvenue à mes fins, je suis ce que je veux: une assistante sociale. Je pense que c’est ce que j’ai vécu étant jeune qui m’a poussé à tout faire pour que d'autres gens ne vivent jamais ce que moi j’ai connu.

-« Sam, depuis le début de soirée je te trouve bien silencieuse, ma puce, il y a quelque chose qui ne va pas ? »

-« Non, ne t’inquiète pas Tye, tout va bien, tu sais bien que je suis souvent pensive après une longue journée de travail. »

-« Oh, oui ! j’ai cru que tu ne rentrerais jamais vu l’heure qu’il était, je pensais même être obligé d’annuler notre réservation. »

-« Bon, si tu veux bien je suis exténuée, alors je vais aller me coucher ! bonne nuit Tye »

-« Oh, non ! Ma chérie tu ne vas pas déjà dormir ? »

Tye se dirige vers moi et m’embrasse longuement, je sais déjà ce qu’il a en tête, mais moi je ne suis pas du tout d’humeur, mais je le laisse faire au moins après il s’endormira comme chaque fois que nous avons des rapports... Ce qui commence à me taper sur les nerfs! On ne discute jamais, je me demande pourquoi je reste encore avec lui. Pour ne pas être seule en fait, un chien serait aussi bien. Mais pourtant malgré tout ses défauts qui m’insupportent et me disent de le quitter chaque jour je dois reconnaître qu'il sait très bien lire en moi, en effet depuis le dîner je suis perdue dans mes pensées, pour vous dire je voulais aller aux toilettes et je me suis retrouvée sur le parking prés de la voiture avant de me rendre compte que c’était Tye qui avait les clés.

Je suis perturbée car aujourd’hui au travail j’ai rencontré un jeune femme qui a un sérieux problème, Tess, elle est tombée enceinte d’un homme qui l’a rejetée et elle ne sait pas comment s’en sortir, et n’a personne à qui parler à part son meilleur ami Chris non !, Keith non plus !, Ky… Ky…. Kyle oui cette fois c’est ça, mais elle ne sait pas comment lui annoncer et a peur de sa réaction, mais veut le faire elle même et ne veut pas que j’intervienne. C’est drôle mais cela m’arrange, le peu qu’elle m’a dit sur lui ne me donne pas envie de le connaître, il est tout à fait le genre de mecs que je fuis chaque jour : un macho à l’ego surdimensionné. Pour Tess, Je ne sais pas pourquoi car je vois des cas similaires tous les jours, mais elle, je me suis vraiment prise d’affection pour elle, lui donnant même mes coordonnées personnelles si elle a besoin de parler à une amie et non à son hôtesse d’accueil du centre. Je pense que c’est parce que j’ai vécu un peu la même situation qu’elle auparavant que je me suis pris d’affection alors que je la connais même pas.

Tye s’est endormi et moi je commence également ma nuit, étant épuisée par la semaine que je viens de passer en accumulant les heures supplémentaires.

Néanmoins, cela ne m’empêche pas de penser que le centre organise une soirée pour fêter ses dix ans d’ouverture, et chaque conseiller comme moi a le droit d’être accompagné par trois personnes, un conjoint et des amis, les enfants ne comptent pas, et déjà je pense peut-être inviter Tess, car j’ai vraiment envie que l’on ne soit pas uniquement des relations de travail mais plutôt des amies.

Il est à présent 1h30 et je succombe aux bras de Morphée qui me conduit vers l’un de mes plus beau rêve…

 


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• Partie 3 • Naya • Bébé et disocrde  posté le dimanche 30 mars 2008 01:42

Tilililit! Tilililit! Tilililit!

- Huuuum!

Tilililit! Tilililit! Tilililit!

- Ta gueule toi, réveil de mes deux!

Le silence se fait brusquement. Normal, je viens d'éteindre le réveil d'un coup de poing. Je m’extirpe avec difficulté de mon lit puis me dirige vers la salle de bain d’un pas lent et incertain. J’ai toujours eu beaucoup de mal au réveil. D’ailleurs s’il y a un moment de la journée durant lequel je suis vulnérable c’est bien celui-là: je suis tellement embrouillé que pour avoir la paix je dirais « oui » à n’importe quoi. Je regarde mon reflet dans la glace, étudiant attentivement mon visage pour y trouver quelque chose... Quoi donc ? Je l'ignore. Un sourire ? Non, faut pas rêver, Kyle Laurens ne sourit pas. Du moins pas sincèrement. Sauf à Tess, et à Kasey, parfois. Je tourne le robinet d'eau froide, et m'asperge le visage en espérant que ça me sorte de ma torpeur. Je crois qu'une douche ne me fera pas de mal. Je retire mon short et entre dans la cabine de douche. Je me lave à la va-vite et une fois que j’ai fini je prends une serviette avec laquelle j’essuie énergiquement mes cheveux, puis je l’enroule autour de ma taille avant de retourner dans la chambre. J’ouvre mon armoire pour choisir mes vêtements quand je m’aperçois qu’il y a un truc bizarre: mon lit a été refait. J’avais pourtant laissé les draps en désordre en me levant...

- Bah?

J’entends un rire, doux, féminin, et si familier... Je me tourne vers l’entrée de la chambre. Tess se tient dans l’embrasure de la porte, souriante. Il est cinq heures trente du matin et elle est rayonnante dans son tailleur noir. Son top vert dont le col en V met en valeur sa poitrine est assorti à ses yeux. Je constate avec plaisir qu’elle porte le pendentif en émeraude que je lui ai offert pour son anniversaire. Je réalise alors que si elle, est resplendissante, moi je dois ressembler à un fou avec mes cernes, mes cheveux en bataille, et la barbe naissante que je n’ai même pas pris la peine de raser...

- Bonjour! Comme tu peux le voir j’ai fait ton lit! Et là je vais préparer le petit-déjeuner.

Ca fait du bien de ne pas être seul dans ce grand appartement. Je suis content qu’elle soit là, mais je ne peux pas m’empêcher de répliquer malicieusement:

- Je savais bien que ce serait utile de te filer un double des clefs! Je n’ai même plus besoin d’une femme de ménage...

Elle sourit tout en m’observant de haut en bas et s’exclame sur le même ton taquin que celui que j’ai pris:

- Dis-moi tu es en beauté ce matin! On dirait un évadé de prison, c’est d’un sexy! Et cette petite serviette! Huuum! fait-elle en levant ses yeux au ciel.

Je suis d’excellente humeur tout d’un coup, une bonne journée s’annoncerait-elle ?

- Laisse-moi me préparer et je te montrerais que le grand Kyle Laurens, 24 ans, 1mètre 86, 72 kilos -de muscle bien entendu-, est l’homme le plus sexy du monde!

- Ca marche!

Elle éclate de rire et sort de la pièce, je pousse la porte de la chambre mais la laisse légèrement entrouverte, pas pour pouvoir discuter avec elle, mais tout simplement pour l’entendre s’activer dans ma cuisine. C’est tout en l’écoutant que j’entreprends de me raser. Je me retiens de rire en l’entendant râler parce que mes placards sont vides. C’est vrai que je fais rarement les courses, soit je mange chez elle, soit je vais au restaurant. Bah, elle trouvera bien des boîtes de gâteaux quelque part...

J‘ouvre l‘armoire blanche de la salle de bain pour prendre mon déodorant et je vois que devant il y a le parfum « Sexy boy » qu’elle m‘a offert pour Noël, j‘ai envie de lui faire plaisir et prends le flacon pour m‘en mettre. J’enfile rapidement un boxer, puis un pantalon de costume noir et une chemise de la même couleur. Je tente de nouer la cravate en soie gris perle rayée que j’ai choisie quelques minutes plus tôt, mais abandonne vite avec un soupir exaspéré, je déteste faire les nœuds de cravate! Tant pis, je la laisse pendre autour du col relevé de ma chemise . J’attrape mon pot de gel, en prends un peu au creux de ma main et la passe dans mes cheveux pour faire ma « coiffure de voyou » comme l’appelle Tess, qui consiste a ramener mes cheveux en arrière tout en les faisant rebiquer par-ci, par-là. Je regarde le clou d’argent à mon oreille droite. C’est elle qui m’a dit pendant un déjeuner au restaurant quelques semaines plus tôt :« Tu devrais te faire percer l’oreille, ça irait parfaitement avec ton look de voyou, tu serais encore plus beau! ». Ni une ni deux, j’ai filé dans la bijouterie la plus proche l’après-midi même pour me faire percer. Je secoue la tête, vraiment, cette fille prend une place énorme dans ma vie. Rien d’étonnant à ça, elle est toujours là pour moi, et elle essaie même de me sortir de mon « coma sentimental ». Encore une de ses expressions. Des fois je me demande pourquoi ce n’est pas elle la femme dont elle me parle tout le temps: celle qui est tellement exceptionnelle que je tomberais amoureux en un clin d’œil... Soudain sa voix me parvient depuis la cuisine:

- N’oublie pas de mettre tes lentilles de contact, ça serait dommage de bousiller encore plus de si beaux yeux noisette! Et une fois que ce sera fait, dépêche-toi de venir manger, c’est prêt!

Alors là je me marre carrément. Je crois que je sais pourquoi je ne suis pas amoureux d’elle: Tess est ma seconde mère! Je lui réponds en essayant d’imiter une voix de petit garçon, ce qui s’avère plutôt difficile car j’ai une voix plus grave et basse qu’autre chose:

- Oui maman!

Après avoir mis mes lentilles comme elle me l’avait demandé, je la rejoins dans la cuisine.

- Dis, tu peux m’aider pour... dis-je en montrant du doigt la cravate qui pendait lamentablement autour de mon cou.

- Bien sûr.

Pendant qu’elle noue ma cravate, je regarde la table de cuisine et constate qu’elle a trouvé de quoi préparer le petit déjeuner, au menu: oeufs brouillés, bacon, céréales, toasts grillés.

- Voilà. dit-elle en tapotant avec sa main droite sur mon torse. Comme je sais que tu manges beaucoup j’en ai fait pour un régiment.

Je lui rétorque avec un air narquois:

- Oui, c’est parce que je suis toujours en pleine croissance, tu vois ce que je veux dire, maman!

Elle porte la main avec laquelle elle m’a mis une tape quelques secondes auparavant à sa bouche, comme quand elle se retient d’éclater de rire. Je recule de quelques pas, tourne sur moi-même une fois, et finis par me trouver à nouveau face à elle en écartant les bras, attendant qu’elle me donne son avis:

- Alors quel est le verdict Mademoiselle Campbell? Il est pas sexy votre meilleur ami?

- Hum, prononce-t-elle d’un air appréciateur. Je te donne 9.5 sur 10!

Je fais semblant de prendre un air outré.

- QUOI ?

- Oui, tu as oublié une petite chose...

J’inspecte ma tenue sans trouver ce qui lui manque, puis la fixe avec un air interrogateur.

- Tu n’as pas mis de ceinture, j’espère que t’as confiance en ton pantalon pour qu’il ne tombe pas!

- Je vais en mettre une, je reviens! dis-je en me précipitant dans la chambre pour prendre une ceinture en cuir, noire évidemment, avec une boucle en argent. Une fois de retour dans la cuisine je constate qu’elle est déjà à table, elle fait tourner sa cuillère dans son bol de chocolat chaud en fixant un point imaginaire.

Il y a quelque chose qui cloche en ce moment, mais elle refuse de m’en parler. C’est vraiment frustrant, elle agit exactement comme moi! Je ne lui dis jamais ce que j’ai quand je vais mal, je me renferme sur moi-même. Mais elle, elle ne m’a jamais rien caché depuis le début de notre amitié. Il faut que je sache! Je me laisse tomber lourdement sur la chaise pour faire du bruit. Elle sursaute, je la regarde droit dans les yeux et prononce doucement:

- Tu es très nerveuse ces jours-ci, et souvent dans la lune aussi.

Elle détourne le regard, gênée.

- Tu ne veux pas me dire ce qu’il y a ? Vraiment ?

Elle semble hésiter, je la vois ouvrir la bouche pour la refermer aussitôt. Qu’est-ce qui la retient comme ça bon sang? Je commence à m'inquiéter sérieusement. Je me rappelle qu'en ce moment elle sort avec un type qui bosse dans la même boîte qu'elle. Et si ça n’allait pas avec lui? Comment il s'appelle déjà? Son nom me revient soudain.

- C'est avec Jeff que ça ne va pas? Il a rompu? Il t'a fait du mal?

Ses yeux se mettent briller à cause des larmes qu'elle tente de retenir. En vain, elles commencent à ruisseler sur ses joues. Elle a un cri étouffé et met les mains devant ses yeux. Merde! Quel con je fais! Je n’aurais pas dû la brusquer, j’aurais dû la laisser choisir le moment pour en parler. Mon corps se lève de sa propre initiative. Je lui prends la main pour l’attirer doucement contre moi et la serrer dans mes bras, ce qui n’arrange rien puisque ses sanglots redoublent. Je sens ma mâchoire se contracter sous l’effet de la colère, c’est ce sale enfoiré qui lui a fait du mal. Comment peut-on être assez con et cruel pour blesser un ange comme elle? Je la laisse pleurer, je sens qu’elle en a besoin et je commence à me dire qu’elle garde ce problème pour elle depuis plus longtemps que je ne le pense. Elle relève enfin la tête qu’elle avait blottie contre moi, et la vue de ses yeux tristes me serre le cœur. Elle me dit quelque chose mais sa voix est tellement faible que je dois me pencher vers elle pour entendre un vague « merci ». Je lui réponds d’une voix emplie de colère, mais néanmoins parfaitement contrôlée:

- Ne me dis pas merci, je n’ai rien fait. Mais ça ne saurait tarder.

Son expression change, elle a peur et elle me fait vivement non de la tête.

- Pourquoi?

- Il... Je ne veux pas!

Je la fais se rasseoir, et reprends ma place en face d’elle.

- Pourquoi, dis le moi?

Elle baisse la tête. Elle a l’air complètement perdue.

- Je veux t’aider, crois-moi! dis-je en posant ma main sur sa joue pour qu’elle me regarde.

- Je suis enceinte de lui...

Je ne dis rien, je la regarde juste en prenant un air qui se veut compréhensif et calme, ce que je ne suis certainement pas en cet instant, et je croise les bras.

- De deux mois.

J’essaie de ne pas montrer ma surprise. Ca fait deux mois qu’elle cache ça à tout le monde? Je sens la colère monter en flèche.

- Tu lui as dit ?

- Oui.

- Et il a mal réagi vu l’état dans lequel tu te mets.

- Quand je lui ai dit, il m’a regardée d’un air dégoûté et il m’a demandé d’avorter, j’ai dit que je ne voulais pas. Il a répondu que, dans ce cas, ce n’était plus la peine que l’on se voit. Je me suis mise à pleurer et il m’a demandé de me calmer, je me suis accrochée à lui mais...

Sa voix se brise sur ces derniers mots et elle est incapable de continuer. Et je comprends alors... Je serre les poings. Ma colère est à son apogée et j’ai des envies de meurtre. J’ai très envie d’aller démonter ce sale con.

- Il a levé la main sur toi?

Elle ne dit rien, la réponse est tellement évidente. Je ferme les yeux et d’une voix froide je lui demande:

- Tu vas garder le bébé?

- Oui.

Je rouvre les yeux brusquement.

- Même si c’est l’enfant de ce salopard?

Elle se redresse d’un seul coup sur sa chaise et me regarde méchamment:

- Oui.

Cette fois c’est difficile de contenir ma surprise. Sa réaction, sa façon de vouloir le protéger, tout laisse à penser qu’elle a des sentiments pour lui.

- Attends, me dis pas que... Tu ne l’aimes pas Tess, rassure-moi ?

- Si.

- C’est un comble, ça! Tu aimes un type qui te rejette parce que tu portes son enfant! Oh, ouvre un peu les yeux, c’est un connard! Il n’a aucun respect pour toi!

Je perds très rarement mon sang froid, mais là... Elle ne me répond pas et ça m’agace énormément. En désespoir de cause je hurle presque:

- Ce salaud a levé la main sur toi, bordel!

- J’en connais un autre qui n’a aucun respect pour les femmes ici. dit-elle en me fusillant du regard.

Puis elle se lève et sort de l’appartement en claquant la porte. Je suis estomaqué, je rêve ou elle m’a comparé à ce minable? Finalement, je me suis planté, ce n’est pas le début d’une bonne journée.

Trois heures plus tard, je suis en voiture avec mon associé, Kasey Winters. Il parle beaucoup et ce matin je ne suis vraiment pas d'humeur à bavarder. Je me repasse la dispute en boucle dans ma tête depuis que Tess est partie.

- Kyle, tu m'écoutes?

- Hein?

- Ca va pas toi, ce matin! dit-il sans perdre son éternel sourire.

Kasey est comme Tess, toujours souriant et prêt à aider les autres. Je le connais depuis l’enfance et j'ai confiance en lui, mais parler de la dispute de ce matin, c'est au dessus de mes forces pour l'instant, alors je lui réponds évasivement:

- Des petits problèmes, tu sais ce que c'est.

- On est amis, tu sais que je demande qu'à t'aider si tu as des ennuis.

Je lui réponds d'un air blasé:

- Ouais. Mais là j’ai bien peur que tu ne puisses pas y faire quoi que ce soit. Passons à autre chose, tu veux?

C’est plus un ordre qu’une demande et il le sent.

- Ok. Tu sais, on a pas mal de travail pour le moment, alors mets tes problèmes personnels de côté pour qu'on puisse faire du bon boulot, tu veux?

Je me déride un peu quand j’entends qu’il reprend mon expression, mais d’un ton beaucoup plus aimable et léger.

- Ne t'inquiète pas. Tu sais très bien que je ne mélange pas travail et vie privée. On doit décider des modèles qui vont apparaître dans la nouvelle collection aujourd’hui, c’est ça ?

- Ouais. Blake a terminé tous les croquis, il a l’air ravi de son travail...

- Le jour où il ne sera plus satisfait des modèles qu’il dessine les poules auront des dents! lui dis-je, moqueur.

Il rit. Blake Osborne est le styliste de la boîte que j’ai reprise avec Kasey. Je dis « reprise» car c'est mon père, associé à celui de Kasey, qui l’ont créée quand ils étaient jeunes. Donc, j'ai toujours été destiné à reprendre le flambeau, tout comme le petit blondinet qui conduit à côté de moi. Mais je ne m’en plains pas. Pour en revenir à ce fameux Blake, il est talentueux mais un peu imbu de lui même et persuadé qu’il est le meilleur styliste du monde. Remarque je ne le contredirais pas: ses créations sont géniales.

- Une fois qu’on aura sélectionné les modèles, je pourrais commencer à contacter les agences de mannequins pour le défilé de présentation.

- Bien.

Notre partenariat fonctionne à merveille: Kasey se charge des relations publiques, la pub, bref tout ce qui concerne l‘image de la société. Quant à moi, je m’occupe de la gestion, je choisis avec Blake les thèmes des collections et les mannequins qui défileront avec nos nouveautés. J’ai un énorme poids sur les épaules, si je ne prends pas de bonnes décisions c’est le chiffre d’affaire qui en pâtit et la réputation de la société. Jusqu’à maintenant je n’ai jamais failli, en espérant que ça dure.

- Quand est-ce que tu récupères ta voiture au fait?

- Ce soir! Ca commence à t'ennuyer de devoir jouer le taxi pour moi, non?

- Non ça ne me dérange pas du tout, mais je sais combien tu tiens à ta voiture.

- Ouais, je te le fais pas dire, vu le prix qu'elle a coûté... Enfin ça ne me dérange pas de faire quelques trajets à pied. Du moins quand ils ne sont pas très longs.

Une dizaine de minutes plus tard, Kasey se gare en bas d’un gigantesque immeuble, qui n’est autre que le siège de notre société. A chaque fois que j’arrive devant ce bâtiment, je ne peux m’empêcher de l’admirer et de me dire que décidément, grâce à l’argent on peut réaliser beaucoup de choses. Et je pense aussi avec une bonne dose de cynisme, que, si mon connard de père n'était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, il n’aurait jamais pu créer une société d’une envergure pareille. A l’instant même où je sors de la voiture de Kasey et que j’ai refermé la portière, je me compose un masque impassible, et d’un pas décidé j’entre dans le grand hall où des tas de gens dont je ne connais pas le nom s’activent déjà depuis plusieurs heures, suivi de près par mon partenaire et ami d‘enfance. Des « Bonjour Monsieur Laurens, bonjour Monsieur Winters » s’élèvent sur notre passage dès que des yeux se braquent sur nous, je leur adresse un vague signe de tête et mon associé, toujours d’une amabilité déconcertante répond en souriant. J’atteins rapidement l’ascenseur qui mène à l’étage où se trouvent nos bureaux. En sortant de l’ascenseur je passe dans la pièce qui jouxte le mien: ma secrétaire, qui est aussi celle de Kasey, est occupée à ranger des dossiers. C’est une petite blonde, plutôt jolie, et surtout très compétente. Comme quoi le mythe de la blonde stupide est bidon.

- Bonjour Lucy, des messages?

Elle se retourne vivement en entendant ma voix.

- Bonjour. Non, il n’y a aucun message ni pour vous ni pour monsieur Winters.

- Bien. Prévenez monsieur Osborne que nous sommes arrivés, je veux qu’il soit dans mon bureau avec ses croquis dans cinq minutes au plus tard.

- Je le préviens de suite.

Elle n’a pas le temps d’achever sa phrase que je suis déjà dans l‘autre pièce, Kasey entre juste derrière moi. Il ferme doucement la porte et va s’asseoir dans l’un des fauteuils qui fait face à mon bureau. Je m’assois dans celui qui m’est destiné. Je soupire. Il a un sourire en coin et annonce avec entrain:

- C’est parti pour une journée de folie!

Je suis encore préoccupé par la dispute avec Tess. Y’a pas trente six solutions, je ne serais pas apaisé tant que je ne lui aurais pas parlé. J’irais la voir ce soir pour discuter, si elle accepte de m’ouvrir sa porte... Je lève un sourcil, d’agacement.

- Tu ne crois pas si bien dire...

 

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• Partie 4 • Jordane • L'imposteur  posté le dimanche 30 mars 2008 01:53

En effet, je rêve que je suis à nouveau célibataire et c’est vraiment le pied! J’ai même un petit chien que j’ai appelé Lucky, ça veut dire "chance", il est assez petit, tout blanc avec une tête de deux couleurs noir et caramel, et autour d’un de ses yeux, un rond blanc comme s’il avait un œil au beurre noir.

Puis le réveil sonne. J’ai dormi à peine cinq heures et déjà une journée de boulot recommence, heureusement la dernière avant le week-end, cette journée est assez reposante en fait, j’ai même le temps de classer des dossiers et faire un peu de ménage dans mon bureau, il est parfaitement rangé, c’est rare. Il est 17h et le patron vient me voir pour me dire que je peux partir vu que c’est calme et puis après tout, j'ai accumulé les heures supplémentaires cette semaine! Je décide donc d’aller faire quelques courses ayant quitté tôt, en rentrant, je pose mes paquets sur le comptoir de ma cuisine américaine, puis monte faire couler un bain bien chaud pendant que je range les courses.

Je vis dans une jolie demeure, dans un quartier très chic de banlieue, j’ai aménagé mon intérieur en style américain surtout la cuisine, avec le frigo et tout ce qui va avec, elle possède deux étages avec chacun une salle de bain, une salle de jeu, une destinée aux enfants et l’autre aux adultes car se sont des jeux tel que ceux d’un casino, il y a également une salle de musculation, une piscine et 10 chambres, en fait, c’est comme un mini-château, car il y aussi un grand parc. Tout ça en fait, parce que je suis riche. A la mort de mes grands-parents, j’ai touché un gros héritage qui était d’abord destiné à ma mère, seulement celle-ci étant alcoolique, il fallait quelqu’un de responsable pour gérer tout ça, ayant un job et une vie clean, les notaires ont conclu que j’étais cette personne, alors j’ai placé ma mère dans un centre avec tout ce dont elle à besoin, et elle a aussi de l’argent sur un compte en cas de besoin, mais le reste de l’argent a servi à décorer la maison selon mes propres goûts.

Mes grands-parents possédaient un casino, le Sky Palace , "le palace des cieux". Aujourd’hui j’ai engagé une personne pour le gérer, lui laissant les principales sources de revenu, pour faire tourner le casino, payer le personnel et avoir sa propre belle vie. Il faut savoir que les revenus du casino sont très importants, ce qui me laisse une somme plus que suffisante pour vivre chaque mois. Je sais, je n’ai pas besoin de travailler mais je n’aime pas rester à rien faire, j’aime vraiment aider les autres.

Pour entretenir la maison j’ai cinq femmes de ménage, et six jardiniers qui s’occupent du parc et de la piscine. Je possède également un appartement en ville ou je me rends lorsque je rentre tard ou doit rester sur place, en fait c’est là que nous vivons avec Tye. Il ne sait rien à propos de tout ça, je ne tiens pas à ce qu’il le sache. Car lui et moi vivons ensemble mais Tye a conservé son appartement au cas où…on ne sait jamais, mais c’est surtout moi qu’il l’y ait poussé.

Ce week-end il est en déplacement, ce qui me permet de rentrer un peu dans cette maison que j’affectionne tout particulièrement. Mes grands-parents sont les seules personnes qui comptaient vraiment pour moi et auxquels je rendais régulièrement visite, même à ma mère je ne lui porte pas autant d’affection, d’ailleurs je ne lui rends plus visite depuis prés de deux ans à présent, elle ne me supporte pas et chaque fois me reproche de l’avoir mise dans ce centre parce qu’elle n’est pas malade, elle à même essayé de m’étrangler une fois... C’est depuis ce jour que je ne veux plus la voir.

Mes courses enfin rangées, je monte prendre mon bain, je me prélasse longuement, embuant toute la pièce, puis je crois que je me suis assoupie, car je sursaute au son du téléphone. J’ai mis au point un système avec mon agence téléphonique pour que le numéro de l’appartement et celui de la maison soit le même ce qui me permet de tout gérer, et j’ai bien fait…

-« Bonjour vous êtes bien chez Sam, je ne peux pas vous répondre pour l’instant, mais vous savez ce que vous avez à faire après le bip ! »

-« Salut, ma puce, c’est moi, je voulais juste te dire que le rendez-vous s'est terminé plus tôt que prévu, alors je rentre ce soir mais tard dans la nuit le temps de revenir de l’aéroport, alors ne m’attends pas, j’ai appelé au bureau ils m’ont dit que tu étais partie de bonne heure, je pensais que tu serais rentrée, tu dois sûrement faire quelques courses. Allez je t’embrasse! A très vite. Je t’aime. »

-« Oh ! Super, et moi qui pensais passer un week end tranquille..."

Je sors de mon bain, met un peignoir et rappelle Tye, je tombe sur son répondeur.

-« C’est bien Tyler, je ne peux pas vous répondre pour le moment mais laissez- moi un message ! »

-« Tye c’est moi, je viens d’avoir ton message, et en fait je passe la soirée avec les filles et reste dormir chez Selma, donc on se voit demain, il faudrait que je te parle bisous. »

J’ai inventé ça parce que je suis bien trop épuisée pour refaire une heure de route, en plus je n’ai aucune amie qui s’appelle Selma mais bon on verra bien, ce que je veux lui dire c’est que lui et moi, on devrait rompre, mais ça peut attendre demain. Puis rompre avec un répondeur, c’est pas top.

Je me fais un bon plateau télé et me repasse From hell, l’histoire de Jack l’éventreur avec dans le rôle de l’inspecteur, Johnny Depp mon acteur préféré. Ah! Oui je suis fan de cinéma, je suis vraiment remarquable dans ce domaine, assez cultivée à vrai dire surtout en ce qui concerne les productions américaines. Finalement je monte me coucher quand le téléphone sonne à nouveau vers trois heures du matin… Je pense, il ne faut pas que je réponde je suis pas censée être là, et Tye n’avait qu’à me rappeler plus tôt. Mais finalement je décroche, j’ai le sentiment que c’est important et Tye devrait être rentré à cette heure-ci... Alors pourquoi n’a t-il pas décroché ?

-« Allô! »

-« Allô! Mademoiselle Miller ? »

-« Oui, qui est-ce ? »

-« Je suis l’inspecteur Watts, connaissez-vous monsieur Tyler Wilkerson ? »

-« Oui, pourquoi ? »

-« Quelle est votre relation avec cet homme ? »

-« Eh! Bien c’est mon petit ami, pourquoi ? »

« Mademoiselle, je suis conscient que nous sommes en plein milieu de la nuit, mais j’ai une mauvaise nouvelle, il y a eu un accident et votre ami et dans le coma, pouvez-vous vous rendre à l’hôpital, au cas où il se réveillerait et j’aimerai aussi vous voir car j’ai quelques questions à vous poser ? »

-« Bien sur, j’arrive tout de suite ».

Je raccroche le combiné et file à l'hôpital, en une demi-heure j’y suis. Je demande à voir Tyler Wilkerson, on me conduit à sa chambre où je rencontre l’inspecteur Watts.

-« Mademoiselle Miller, je présume ? Inspecteur Tucker Watts et voici mon équipier Miles Turner. »

-« Oui, c’est moi, comment va Tyler ? »

-« Il ne s’est toujours pas réveillé, mais ne vous inquiétez pas , il y a eut plus de peur que de mal, son coma est dû au choc de la voiture, et il a juste un bras cassé et quelques côtes fêlées. »

-« Vous me voyez rassuré, mais comment cela est-il arrivé ? »

-« Eh, bien nous savons qu’il à pris un taxi en quittant l’aéroport après le dernier vol de nuit, et sur le chemin du retour il y a eut l’accident entre le taxi et un 4x4 noir . »

-« Je vois, mais pourquoi êtes-vous toujours là si c’est un banal accident de la route ? »

-« Mademoiselle cette partie de l’histoire nous la connaissons, justement c’est à propos de cela que je voudrais vous parler, en effet pour les inspecteurs de police les accidents c’est la routine, seulement dans cette affaire, il y a plus qu’un simple accident. Je vous demanderais de bien vouloir répondre sincèrement à nos questions, et ensuite nous vous expliquerons de quoi il requiert. »

-« Très bien, je vous écoute ! »

-« Depuis combien de temps connaissez-vous Tyler ? »

-« Eh  bien, presque six mois. »

-« Savez-vous ce qu’il fait dans la vie ? »

-« Il travaille dans un grand cabinet d’avocats, chez « Sims & co » en tant que comptable. »

-« Depuis combien de temps sortez-vous avec lui ? »

-« Trois mois. »

-« Comment l’avez-vous rencontré ? »

-« Eh, bien ! C’est un ami de mon patron, il fait la comptabilité depuis quelques années dans notre centre. »

-« Je croyais que vous ne connaissiez que depuis six mois ? »

-« En effet, je suis arrivé en ville il y a onze mois environ, pour raison familiale. »

-« Très bien, c’est donc au centre que vous avez rencontré Monsieur Wilkerson ? »

-« Oui, nous avons sympathisé puis ensuite nous sommes sortis ensemble. »

-« Très bien, avez déjà rendu visite à votre petit ami sur son lieu de travail ? »

-« Non, nous avons des horaires très chargés, l’un et l’autre, je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller ».

-« Ce qui veut dire que personne ne vous connaît chez Sims & co ? »

-« En effet.. Du moins je pense. »

-« Quelqu’un de son entourage savait-il que vous vous fréquentiez ? »

-« A part mon patron, je ne sais pas. Mais je ne le pense pas, Tye et moi en vérité ne parlions jamais de son travail ou de ses collègues et encore moins de ses amis. Pour tout vous dire, lui et moi n’avions pas beaucoup de conversation au sujet de nos vies, qu’elles soient communes pour de plans à long terme ; ou de notre passé, c’est pourquoi je voulais rompre avec lui aujourd’hui à son retour de voyage d’affaire. »

-« Justement à propos de ce voyage savez-vous où il se rendait ? »

-« Oui, au Japon je crois. »

-« Mademoiselle je vous remercie pour ses précieux renseignements, c’est parfait, je pense donc que vous êtes hors de danger pour l’instant. A présent c’est à moi de vous dire pourquoi tout cet interrogatoire. En fait, Monsieur Wilkerson ne s’est pas rendu au japon comme il vous l’a dit mais aux Bahamas, en effet Monsieur Wilkerson détournait de l’argent pour son compte afin de filer une paisible retraite, qu’il pensait avoir mérité là-bas, cet argent il se le procurait dans la société Sims & co, chez votre patron et dans un casino que son frère gère le « sky palace » je crois, il tenait ses comptes, bien évidemment sa famille et ses amis jouent un rôle essentiel dans cette histoire, sans que personne ne s’en rende compte, c’est un homme très intelligent. Mais il y a quelque chose qui cloche pour vous, je ne sais pas quel est votre rôle et ce qui pourrait l’intéresser. Vous ne voyez pas de quoi il pourrait retourner ? »

-« Euh...  Non, désolée. »

-« Très bien, mademoiselle, voici ma carte au cas où quelque chose vous reviendrai et si vous avez besoin de quoi que soit n’hésitez pas à m’appeler. »

-« Très bien, merci. Mais si vous saviez déjà tout ça pourquoi m’avoir posé toutes ces questions ? »

-« Il y a autre chose, c’est parce que nous pensons que cet accident, n’est peut-être pas un accident . Mais une tentative de meurtre, à vrai dire nous savions la plupart des choses sur lesquelles je viens de vous interroger, c’est pourquoi je vous ai contactée car aucunes traces n’indiquaient que monsieur Wilkerson vous connaissait, vous serez placé sous une protection policière durant le déroulement de cette enquête.»

-« Je comprends mieux. »

-« Vous pouvez rentrer si vous le voulez, l’hôpital vous appellera s’il se réveille, merci de votre coopération, et si quelque chose vous revient, n’hésitez pas à appeler. »

-« Oui, je le ferai merci au revoir. »

-« Au revoir. »

Pendant que je me dirige vers la voiture je réfléchis à tout ce qui vient de se passer, une fois rentrée je n’arrive toujours pas à y croire, Tyler est un menteur, il s’est servi de moi, en fait il savait déjà tout.

-« Oui, ici l’inspecteur Tucker Watts, je voudrais une surveillance 24/24h, 7/7 jours sur la personne de Samantha Miller pour sa protection, c’est un témoin capital dans une affaire de recel d’argent. Merci au revoir. Je ne sais pas pourquoi Miles mais j’ai l’impression que cette petite nous cache quelque chose. »

-« Ah, bon. Moi je la trouve très jolie et convaincante, quel est ton pressentiment Tucker ? »

-« Elle ne nous dit pas tout, voilà tout. On va mener notre enquête sur son passé, vu qu’elle à l’air sincère, ça ne va pas être trop long ou compliqué. »

Il était à présent 5 heures du matin, et je n’arrive pas encore à réaliser ce qui s’est passé, pour ne pas rester à rien faire je décide de piquer une tête dans la piscine, l’eau est à environ 30 degrés c’est plus qu’agréable. Ensuite je prends une douche et me prépare un excellent petit déjeuner, avec des gaufres, des pan cakes, céréales, fruit, œufs, bacon, bref un petit déjeuner digne de ce nom, parce que j’adore cuisiner le matin et me faire plaisir, mais là j’avoue que j’ai vu beaucoup trop grand,. J'en ai fait pour au moins trois personnes et comme il est 8h, je décide d’appeler les inspecteurs Watts et Turner pour leur dire tout à propos de ma famille et du casino avant qu’ils ne l’apprennent d’eux même, et me soupçonnent.

-« Allô, Watts j’écoute. »

-« Monsieur Watts, c’est Samantha Miller, je vous appelle car j’aimerai vous parler de quelque chose, pouvez-vous vous rendre chez-moi ? »

-« Oui, bien sur, à quelle adresse ? »

-« 1613, revello drive. »

-« Très bien, nous sommes tout près , nous arrivons. »

«-« Miles, c’était Samantha Miller, elle veut nous parler à croire qu’elle à senti qu’on allait chez elle. »

Dix minutes plus tard, les inspecteurs sonnent, je suis encore en train de déjeuner, j’ouvre la porte, les fait entrer et leur propose de s’asseoir en leur servant un café, je les convaincs de déjeuner avec moi, car pour eux aussi la nuit a été longue, et puis je ne vais pas manger ça toute seule…. Je finis par leur raconter tout sur ma famille, le casino etc.… Quand, le téléphone sonne.

-« C’était l’hôpital, Tyler vient de se réveiller. »

Et moi je crois que je ne suis pas au bout de mes surprises...


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