Accueil Date de création : 22/03/08 Dernière mise à jour : 04/06/08 16:13 / 19 articles publiés
 

• Partie 8 • Jordane • Une nouvelle amie  posté le mercredi 16 avril 2008 09:17

Ca y est, il est 20 heures. Maria vient de partir et j’attends Tess, mais je suis nerveuse, car j’ai invité cette jeune femme que je connais depuis seulement un mois à passer la nuit chez moi, pour me faire une amie dans ce monde si dur qui m’entoure depuis toujours. Je n’ai pas réfléchi avant. C’est probablement parce que j’ai senti qu’elle n’est pas comme les autres, cependant, comment va-t-elle réagir à la découverte de mon chez moi, de voir qu’une simple assistante sociale peut se payer une telle bâtisse? Elle va forcément se poser des questions sur tout ça et je ne peux pas lui mentir. Si je veux qu’elle soit vraiment une amie, il faut commencer par ne rien se cacher... Mais par la suite, dans ce cas peut-être ne restera-t-elle mon amie que pour mon argent? Avec ce qu’il m’est arrivé ces derniers temps je commence à croire que ma faculté à sentir les bonnes personnes me fait faux bond.

La sonnerie de la porte me sort de mes pensées, il est 20 heures 10 minutes, je me dirige vers la porte et mon cœur bat aussi vite que si je recevais pour la première une petit ami lors du grand soir !

-« Oh, bonsoir Tess ! »

-« Bonsoir, Sam, ça va c’est bien ici, je ne me suis pas trompée d’adresse ! »

-« Entre, je t’en prie, mais pourquoi dis-tu ça ? »

-« Quand j’ai vu que j’entrai dans un quartier aussi chic et vu l’ampleur de ta demeure, je me suis dis que ça ne pouvait pas être ici ! »

-« Pourquoi ça ? »

-« Oh! Je ne voulais pas t’offenser, désolée, je suis maladroite parfois, c’est juste que je pensais que tu vivais en appartement, d’après les conversations que nous avons pu avoir au centre... »

-« Oh ! Non ne t’inquiète pas, je ne me suis pas sentie offensée! J’ai également un appartement en effet, mais tu sais nous avons beaucoup de choses à apprendre l’une de l’autre. »

-« Oui, tout à fait. Alors c’est ton chez toi ? Rien que ton entrée doit faire presque la moitié de mon appartement ! »

-« Oh, oui c’est normal moi aussi la première fois j’ai eu la même impression, puis après on s’y habitue ! C’est ça le luxe on s’habitue vite. »

Je ris. Elle rit aussi :

-« Je connais cette réplique, elle vient d’un film n’est-ce pas ? »

-« Oui, tu aimes le cinéma ? »

-« Oui, j’aime assez ça ! Mais je ne suis pas une experte et je déteste par-dessus tout les films d’horreur ! »

-« Oh ! Eh ! Bien ce n'est pas grave, au moins tu connais tes classiques ! Et que penses-tu de Johnny Deep ? »

-« Il est craquant, et joue pas mal mais je serais plus du style Brad Pitt ! Mais mon truc c’est plus le patin à glace, je préfère ça à l’obscurité des salles de cinéma à vrai dire. »

Tout en papotant, je lui propose de lui montrer la chambre dans laquelle elle passera la nuit, elle accepte et me suit à l’étage.

-« Voilà ! »

-« Whaou ! Mais elle est immense cette chambre, elle doit être aussi grande que mon salon, et j’adore la déco. Oupss, je me suis laissée aller, désolée. »

-« Ce n’est pas grave, ne t’inquiète pas. Ca te dirai que je te fasse visiter le reste de la maison ? Ca ne devrait prendre qu’environ deux petites heures ! » Rires.

-« Oh ! Mais c’est juste le temps que j’aie devant moi avant de reprendre ma limousine, je repars ce soir à Hawaï en jet prive ! » Rires.

-« Eh ! Bien nous ferions mieux de commencer tout de suite dans ce cas ! »

-« Allons-y ! »

Nous visitons la maison, Tess est émerveillée, comme un enfant à qui ont offrirait un cadeau, par les différentes et nouvelles pièces qu’elle découvre. Elle a du mal à y croire, la piscine, le jardin…

C’est merveilleux, car la voir ainsi me rappelle la première fois que j’ai visité cette maison, j’ai eu exactement les mêmes réactions qu’elle. Une demi-heure plus tard, familiarisée avec la maison, je lui propose de dîner.

-« Oh ! Il est presque 21 heures, et avec tout ça je meurs de faim, pas toi ? »

-« Si ! »

-« Bon, alors allons manger ! Pour ce soir au menu rien de bien compliqué, des pizzas maison. Eh ! Oui comme je ne te connais pas encore, ni tes goûts j’ai fait un truc que tout le monde aime. »

-« Désolée de te décevoir mais tu es tombée sur la seule personne qui n’aime pas les pizzas ! »

-« Quoi ! C’est vrai ? »

-« Non, je plaisante, j’adore ça ! »

-« Ouf ! Pendant un moment j’ai eu peur !  Qu’est ce que tu dirais de mettre un peu de musique de fond, Tess ? »

-« Pourquoi pas ! »

-« Je sais, tu vois le meuble là-bas ? »

-« Oui. »

-« Eh ! Bien regardes dedans, il y a plein de CDS, et sors ceux que tu voudrais écouter, moi je vais chercher ce qu’il faut pour se faire un petit plateau télé, et installes-toi, surtout tu fais comme chez toi ! »

-« Euh ! D’accord, merci ! »

Je me dirige à la cuisine chercher ce qu’il faut, je prends un grand plateau, y mets deux assiettes, des couverts, deux verres, une bouteille d’eau plate et gazeuse, et pré-découpe la pizza de Maria, puis rejoint Tess dans le salon.

-« Tess, je t’avais dit de t’installer. »

-« Je sais, mais… »

-« Il n’y a pas de mais qui tienne, je veux que tu sois à l’aise, alors fais comme chez toi, s’il te plait. »

-« Très bien, je m’assoie. »

-« Oh ! Pour accompagner la pizza, j’ai pris de l’eau, vu que les femmes enceinte n’ont pas le droit à l’alcool, mais si tu désires autre chose dis-le-moi ? »

-« Non, de l’eau c’est très bien ! Je t ‘assure ! »

-« Tu as choisi de la musique ? »

-« Oui j’ai posé les CDS sur le meuble ! »

-« Parfait, je vais nous mettre ça ! »

Je met les CDS dans la chaîne-hifi puis vient m’asseoir dans le fauteuil face à Tess, nous sert un verre et une part de pizza. Tout en mangeant, nous faisons plus ample connaissance, on se parle de tout puis de rien et vient le moment que je redoutais.

-« Mais, dis-moi Sam, tu n’as pas de petit ami ? »

-« Eh ! Bien c’est une histoire longue et compliquée, en résumé, il est décédé ! »

-« Quoi, je m’excuse, je suis idiote ! Toutes mes condoléances. »

-« Merci, mais je ne t’en veux pas, tu ne pouvais pas le savoir ! »

-« Non, mais quand même ! Et comment comptes-tu…en fait je n’arrive pas a changer de sujet ! Vraiment désolée ! »

-« Ne t’inquiètes pas, après tout, il aurait bien fallu que le sujet se sache un jour. Alors autant tout te raconter ! »

Je commence à raconter à Tess ma vie depuis le début, mon adolescence, mon héritage et Tye… A la fin de mon récit, une heure s’était écoulée.

-« Oh ! Sam, comme je suis tellement désolée pour toi, tu as eu une vie si dure ! Jamais en te voyant au centre ou ici depuis mon arrivée, je n’aurais imaginé une telle histoire ! »

-« Oui, c’est le but de ne pas me découvrir, et je ne pensais sincèrement pas te dévoiler des choses aussi personnelles dés le premier soir, mais te parler m'a fait tant de bien, je ne te connais que depuis quelques semaines mais déjà j’ai une grande confiance en toi et je t’apprécie réellement ! Oh ! Mais quelle bavarde je fais, j’espère que je ne suis pas trop soûlante ? »

-« Merci, je suis très touchée, mais ne t’inquiète pas, moi aussi j’ai dû te paraître bavarde lors de mes visites au centre ? »

-« Non, tu sais c’est mon travail, et puis si tu avais été juste une des filles que j’aide au centre et que je ne t’appréciais pas autant jamais je ne t’aurais pas invitée chez moi. Mais je ne t’ai pas vue ainsi, j’ai tout de suite senti que tu n’étais pas comme les autres »

-« Ah Bon? Pourquoi ? »

-« Je n’en sais rien, tu sais ces choses là ne s’expliquent pas ! En tout cas merci d’être venue, ta présence me fait beaucoup de bien ! »

-« Je suis vraiment émue ! »

Tess avait les larmes aux yeux, puis se mit à pleurer, je me lève et m’agenouille face à d’elle.

-« Tess, qu’est-ce qui ne va pas ? »

Elle pose ses mains sur son visage pour que je ne la voie pas pleurer, et reste sans voix. Je me relève et la prends dans mes bras, je sens ses bras m’enlacer à leur tour. Nous restons quelques instant dans les bras l’une de l’autre, comme un mère étreigne sa fille lorsque qu’elle la soutient dans les moments difficiles, comme je l’ai vu dans les films à la télé. Soudain, elle parvient à articuler.

-« Excuse-moi, Sam mais ce que tu m’as dis m’a rappelé ma dispute avec mon meilleur ami, Kyle, ce matin. »

Je lui fais un signe de tête et elle comprend que je ne lui en veux pas, puis, je la pousse à me raconter son histoire. Nous décidons de changer de pièce, et de nous installer dans le patio prés de la piscine, s’allongeant côte à côte dans le grand canapé, d’où, l’on peut voir le ciel étoilé à travers le toit vitré. Puis on continue à discuter, quand soudain je baille, il est à présent quatre heures de matin, après une consultation mutuelle, nous  montons nous coucher.

-« Je veux simplement te dire, Tess, demain matin, si tu es réveillée, tu fais comme chez toi, tu fouilles si tu as besoin de quelque chose, tu ne te gênes surtout pas ! D’accord ? »

-« Je vais essayer. J’ai vraiment passer une bonne soirée, merci Sam ! »

-« Merci, moi de même, je te souhaite une bonne nuit Tess. »

Elle s’approche de moi, et me prend dans ses bras, pour me souhaiter bonne nuit.

-« Je suis désolée, ce n’est pas dans mes habitudes, normalement je suis assez réservée et timide, mais avec toi je me sens bien, tu avais raison, il y a quelque chose entre nous qui est en train de se nouer. » Me dit-elle ensuite.

-« Oui, je sais et je trouve ça vraiment super. »

-« Moi aussi, bonne nuit Sam. »

Je lui rends son « bonne nuit » dans un souffle puis rejoins ma chambre ou je succombe bien vite au bras de morphée.

Le lendemain matin, Maria vient me réveiller à 10 heures.

-« Samantha, réveillez-vous, un certain monsieur Watts veut vous parler. »

-« Hum ! Quelle heure est-il ? »

-« 10 heures passées, madame. »

-« Très bien, dites-lui que je le rappellerais un peu plus tard. »

-« Je veux bien, mais le problème c’est qu’il attend dans le hall d’entrée. »

-« Quoi ? Maria, il fallait me dire qu’il était ici ! »

-« Mais je vous ai juste dis qu’il voulait vous parler, je ne vous ai jamais dis qu’il était au téléphone. C’est vous qui avez pensé cela ! »

Je me lève en cinq secondes, plus réveillée que jamais et descends.

-« Inspecteur Watts, bonjour. »

-« Samantha, désolé de vous réveiller ! »

-«  Ce n’est rien, vous avez très certainement une bonne raison. »

-« Oui, en effet j’ai deux bonnes et une mauvaise nouvelles à vous annoncer. »

-« Je vous écoute mais commencez par les bonnes nouvelles, s’il vous plait. Vous prendrez bien un café ? »

-« Oui, avec plaisir. »

-« Entrez, je vous en prie. »

Quand nous entrons dans la cuisine, Tess descend l’escalier au même moment et nous rejoint, Maria nous sert le petit déjeuner.

-« Inspecteur Watts, je vous présente une amie, Tess. »

-« Enchanté, Madame. »

-« De même, inspecteur. »

-« Excusez-moi, pour cette question qui peut paraître stupide mais puis-je parler ouvertement devant votre amie et votre domestique ? »

-« Oh ! Oui évidemment, elles sont au courant, c’est d’ailleurs les seules personnes qui le sont. »

-« Très bien ! Dans ce cas, la bonne nouvelle c’est que nous avons empêché un nouveau meurtre d’Alexander. »

-« Oh ! Qui voulait-il tuer cette fois ? »

-« Eh ! Bien c’était votre mère ! »

Je manque de m’étouffer en avalant une gorgée de mon verre de jus d’orange. Tess et Maria surveillent ma réaction, et Tucker Watts aussi, il redoutent certainement que je ne refasse un malaise.

-« Je vous demande pardon ? »

-« Oui, donc nous l’avons arrêté alors qu’il rendait visite à votre mère et à tenté de l’étouffer. »

-« Donc, vous l’avez arrêté ? »

-« Oui, voici les deux bonnes nouvelles, votre mère va bien, ne vous inquiétez pas et Alexander Redfoot est derrière les barreaux. »

-« Mais c’est formidable ! Et je suis contente que ma mère aille bien. »

-« Oui, en revanche, la mauvaise nouvelle est que vous allez devoir affronter cet homme lors de son procès ! »

Watts m’explique comment se déroulera l’affaire devant le juge, ce que je vais devoir faire à la cour etc… Mais la seule chose qui m’importe est que Redfoot paye enfin pour tout ce qu’il a fait. En ce qui concerne ma mère, qu’elle aille bien est réjouissant, mais je ne retournerai pas la voir pour autant, elle a été bien trop cruelle à mon égard.

Watts reste encore une petite demi-heure puis rejoind Turner au poste pour une autre affaire, mais il me tiendra au courant. Une fois que je l'ai raccompagné à la porte je rejoins Tess et Maria dans la cuisine et saute de joie.

-« Je suis contente que cette mésaventure finisse bien, madame. »

-« Oui, moi aussi, Sam ! »

-« Oh ! Mais c’est loin d’être fini, mais savoir que ce pourri va payer, c’est le plus beau jour de ma vie. »

Ma joie de vivre remplit toute la pièce, Tess et Maria ont la sourire rien qu’en me regardant.

« Maria, Tess, je suis tellement heureuse que j’ai envie de sortir que diriez-vous, si nous allions faire du shopping au centre commercial et manger au restaurant ce midi, c’est moi qui invite. »

« Ah ! Oui, et qui va faire le ménage ? »

-« Maria, pour une fois ! Tess j’espère que tu ne comptais repartir tout se suite au moins ? »

-« Non, je pensais repartir dans l’après-midi. »

-« Parfait, alors vous êtes partante ? »

-« Oui, ça nous changera les idées. »

-« Le ménage attendra demain Maria ! »

-« Si vous insistez, Samantha. »

Et nous voilà en route, Tess et moi allons prendre une douche et nous habiller, tandis que Maria débarrasse la table du petit déjeuner et monte se changer. Vers 11 heures 30, nous sommes en voiture toutes les trois pour le centre commercial.

Ce centre est plus qu’en centre commercial, il s’étale sur quatre étages, avec toutes les boutiques de luxe, vêtements, bijouteries, parfumeries, restaurants, glaciers, boutiques spécialisées etc… C’est comme un centre ville à lui tout seul. Juste à la sortie du centre, sur la droite il y a un autre immense bâtiment ou se trouve un bowling, une patinoire, une piscine, une piste de karting et salles de jeux de billards ou autres. On est vendredi, alors le centre est quasiment désert, c’est super, nous visitons en quelque sorte et faisons du lèche-vitrines sans pour autant avoir l’intention d’acheter, pour l’instant.

Enfin vers 12h45 nous allons manger chez les Woo-zi-moo, un restaurant chinois qui semble très appétissant de part son odeur et ses couleurs.

Le repas est en effet délicieux, un régal pour les papilles. Nous décidons de marcher un peu pour digérer, Tess voit dans une vitrine quelque chose qui la fait s’arrêter et Maria va voir pour acheter une montre pour l’anniversaire de son mari.

-« Tess, qu’est-ce que tu as ? »

-« Rien, je regarde juste ces patins, car les miens seraient bons à changer, ils sont magnifiques mais bien trop chers. »

-« C’est vrai qu’ils sont jolis, tu patines ? »

-« Oui, pas toi ? »

-« J’ai patiné mais pas vraiment sur la glace, il m’arrivait de faire un peu de roller de temps à autre, mais je ne suis allée qu’une fois à la patinoire, j’en ai un bon souvenir. Oh ! Regardes Maria nous appelle. »

-« Madame Samantha, Madame Tess, excusez-moi de vous déranger mais j’aimerais que vous m’aidiez à choisir une montre pour mon mari. »

-« Mais bien sur, avec plaisir Maria. » Répond-on en cœur.

-« Elles sont vraiment très belles, mais aussi très cher ! »

-« Oui, c’est normal nous sommes dans la boutique Quartier, Maria, se sont des montres de luxe. »

-« Oh! Dans ce cas, je vais aller dans une autre boutique. »

-« Non, non Maria. Vous savez quoi, on va en choisir une, et je payerai la moitié avec vous. »

-« Quoi, madame mais c’est hors de question ! »

-« Maria, c’est un ordre pas une proposition, et arrêtez de m’appeler Madame, Je m’appelle Samantha ! »

-« Oui, je sais mais j’ai du mal, vous êtes vraiment trop bonne, Madame. »

-« Mais non autant faire plaisir au gens qu’on apprécie tant qu’on le peut, et puis ceux qui vous rend heureuses mesdames, me rend heureuse. Vous êtes pour moi des amies, un peu comme la famille que je n’ai pas vraiment eu, alors je tiens à vous faire plaisir et à ce que vous ayez une belle vie. »

-« Madame, euh Samantha, c’est très touchant, je suis sincèrement touchée. Merci »

-« Oui, moi aussi, Sam. »

-« Il faudrait que j’aille aux toilettes, je vous laisse regarder ces montres en attendant et je reviens, à tout de suite ».

-« A tout de suite. »

J’ai une idée en tête et aucune envie d’aller aux toilettes, je rentre dans la boutique ou se trouvent les patins et me dirige vers un vendeur.

-« Bonjour, je voudrais acheter les patins en vitrine s’il vous plait ! »

-« Je suis désolé, ils sont déjà réservés. »

Je regarde et vois effectivement une étiquette dessus.

-« Vous n’avez qu’une seule paire de ce modèle ? »

-« Oui ! Nous vendons à l’unité chaque paire ! C’est notre devise, « Nous vous garantissons un modèle unique. » Mais vous avez d’autres modèles dans tout le magasin ! »

-« Je sais mais c’est ceux-là que je veux ! »

-« Oui, mais c’est trop tard ! »

-« Faites un effort, il n’y a pas un moyen de s’arranger ? »

-« Pour qui me prenez-vous ! Mais si vous voulez vraiment, dans votre malchance vous avez de la chance, voyez avec le client qui est la-bas, c’est lui qui les a réservé. »

Je file vers cet homme, et lui demande gentiment s’il veut bien me cèder ses patins. Il me regarde avec un air hautain et je crains sa réponse, comme bien entendu elle est négative, mais plus déterminée que jamais, je sors mon porte-feuille et lui annonce que son prix sera le mien. Au début, il me rit au nez, croyant que je suis une petite joueuse, mais en voyant les gros billets que je sors, il cesse de rire et même de sourire et nous fixons un arrangement. De retour devant le vendeur, je lui fait emballer les patins de Tess, j’en prends également une paire pour moi et une pour Maria plus de bon marché, étant donné que l’on s’en servira moins, et lui signale que je les reprends tout à l’heure lui laissant un pourboire conséquent, malgré sa conduite peu aimable.

-« Excusez-moi, il y avait la queue aux toilettes, alors avez-vous trouvez quelque chose ? »

-« Oui, nous aimons bien celle-ci . »

-« Oui, elle est jolie ! »

-« Vous prenez celle-là Maria ? »

-« Oui, je pense. »

Nous faisons un dernier tour et prenons celle convoitée. Puis on retourne faire un petit tour, je m’achète quelques tenues décontractées, jeans et tops avec de nouvelles tennis, je pris également deux nouveaux tailleurs et une paire d’escarpins. Tess achete juste une tenue de grossesse pour les mois à venir et Maria une petite robe pour l’anniversaire de son mari.

Je charge un coursier de porter cela à la voiture, puis en attendant, propose de manger une glace chez James’ices mon glacier préféré.

-« Ah ! C’est rafraîchissant. Alors qu’avez-vous envie de faire à présent mesdames ? »

-« Pour ma part, je crois que j’ai assez dépensé. » Dit Maria.

-« Oui, moi aussi. »

-« Donc vous voulez rentrer ? Et moi qui voulait vous proposer d’aller patiner, pour que Tess nous montres ses talents ! »

-« Oh ! Mais je ne sais pas patiner, moi mais je serais partante quand même, après tout il y à un début à tout ! »

-« Oh lala ! Sam, je ne sais pas si enceinte je serait au mieux de ma forme ? Mais Maria, je serais heureuse de vous aider à patiner »

Nous rions toutes trois et nous levons. Je feins de passer aux toilettes et leur laisse les clés de la voiture, mais je passe prendre les paires de patins.

-« Mais, Sam c’est quoi tous ces paquets ? »

-« Un cadeau pour toi, Tess ! Et pour vous aussi Maria. »

-« Tu n’as pas osé ! »

-« Samantha, vous êtes vraiment incorrigible ! Merci, mais il ne fallait pas ! »

-« Allez ouvrez vos paquets et cesser de geindre. »

Quand Tess ouvre son paquet et voit ses patins, je vois dans ses yeux comme une étincelle, les larmes lui montent aux yeux tellement elle est émue. Elle me saute au cou et me serre dans ses bras.

-« Sam, tu es folle, il ne fallait pas. »

-« Mais , regardes, tu es tellement heureuse comment peut-on passer à côté d’un bonheur pareil. »

Maria, nous regarde avec le sourire, elle ne connaît Tess que depuis ce matin et déjà a sympathisé, Tess est vraiment une personne hors du commun et je l’ai su la première fois que je l’ai vue. Je n’ai plus qu’elle et Maria, mais je ne ressens pas le besoin d’avoir quelqu’un d’autre près de moi.

Comme je l’ai proposé nous allons à la patinoire, ou Tess fait des prouesse malgré le début de sa grossesse, elle n’a aucun soucis à se faire nous sommes Maria et moi bien loin de son niveau. Il est 19 heures, nous avons pris des repas à emporter pour Maria et son mari, et pour Tess et moi, elle reste une nuit de plus chez moi et nous raccompagnons Maria chez elle.

-« Au revoir, mademoiselle Tess, merci beaucoup Samantha, pour cette journée, vous êtes vraiment une personne formidable, vos grands-parents auraient été fiers de vous ! »

-« Merci, Maria je suis très touchée. »

C’est vrai cette phrase me va droit au cœur, surtout que je n’ai pas réellement connu mes grands-parents, et qu’il étaient apparemment des personnes d’exception.

-« Je suis d’accord avec Maria, Sam ! »

-« Merci, Tess. »

En rentrant, nous déchargeons la voiture, et mettons le dîner à réchauffer. Vers 21 heures nous décidons de monter prendre un bain chacune, et nous rejoignant dans le salon une heure plus tard, pour voir le film Titanic, visiblement épuisées par notre journée, nous nous endormons avant le naufrage. Réveillée par la voix de Céline Dion, je réveille Tess et lui propose de monter nous coucher.

Il est 1h30, et vers 9 heures le lendemain matin, je rejoins la cuisine au Maria a préparé le petit déjeuner, Tess vient tout juste de descendre elle aussi, nous nous saluons, et prenons le petit déjeuner. Maria nous raconte sa soirée pour l’anniversaire de son mari et me remercie de sa part et de la sienne encore une fois. Il était 10 heures à présent.

-« Tess ça te dirait de piquer une tête ? »

-« Oh ! Oui pourquoi pas, mais je n’ai pas de maillot de bain ! »

-« Ne t’inquiète pas on va bien t’en trouver un. »

Le temps est radieux, le soleil entre par tous les coins de la maison, j’ouvre le toit de la piscine le temps que l’eau soit encore meilleure nous montons nous changer. En redescendant, je propose à Maria de venir.

-« Vous plaisantez, Samantha, je n’ai déjà rien fait de la journée d’hier, alors aujourd’hui je fais ce que je dois faire. »

-« Très bien, ne vous énervez pas ! »

Nous rimes et Tess et moi allons nous prélasser dans la piscine, d’ou nous sommes , on peut voir les jardins et les deux jardiniers, John et William à l’œuvre.

-« Tu as vraiment un domaine splendide, Sam ! »

-« Oui, je trouve aussi, jamais je n’aurais imaginer qu’un jour je vivrais ainsi. »

-« Je te comprends. »

-« Samantha, Tess que désirez-vous manger ce midi ? »

-« Je ne sais pas Maria faites-nous un plan dont vous avez le secret. »

-« Oui, Maria épatez-nous avec une de vos recette mexicaine ! »

-« Bien, mesdames. »

-« Tess, comment sais-tu que Maria est mexicaine ? »

-« Eh ! Bien, c’est quelqu’un de très gentil, nous avons discuté tu sais, tu as vraiment une domestique remarquable. »

-« Oui, je sais c’est pour cela que je la traite ainsi, a vrai dire c’est plus une amie qu’une domestique. »

-« Oui je te comprends. »

-« Mais au fait tu sembles de meilleure humeur, et avoir oublié tes problèmes. »

-« C’est parce que Kyle m’a appelée hier, en s’excusant. Alors je pense que les choses s’arrangeront d’elles-mêmes maintenant. »

-« Je l’espère, Tess, sincèrement. »

Nous restons là jusque midi et demi, puis décidons de manger sur la terrasse du patio, en invitant Maria, John et William à se joindre à nous. Nous passons un très bon déjeuner, et vers 14 heures chacun reprend sa tache, Tess et moi prenons une douche et nous habillons. J’ai envie de faire un gâteau, et Tess veut m’aider, alors on décide de faire des crêpes pour le goûter et un tiramisu pour le dessert de ce soir. Je veux faire un grand repas, alors j’invite Maria et son mari, John, william et leurs compagnes. Tess et moi préparons le dîner quand le téléphone sonne. Je reviens dans la cuisine et explique à Tess que c’était Watts qui me donne les consignes et le date du procès. C’est mercredi à 13 heures, après ça tout sera fini, je pourrais être en paix.

-« Mercredi soir tu m’appelleras si ça ne va pas ! »

-« Oui, bien sur, mais au contraire je pense que je serai soulagée. »

-« Tu verras. »

-« Oui, mais au faite pendant que j’y pense, et pour changer de sujet, dans une semaine exactement tu fais quoi ? »

-« Samedi prochain tu veux dire ? »

-« Oui. »

-« Rien, je crois. »

-« Voudrais-tu m’accompagner à la soirée du centre qu’organisent mon patron pour récolter des fonds, il y aura pas mal de gratin, et je voudrais avoir une amie prés de moi. »

-« Tu sais moi les mondanités, c’est pas trop mon truc. »

-« S’il te plait, Tess dis-oui ! »

-« Je sais pas trop »

-« Allez, il y aura peut-être de beau garçon riche, qui sait ! »

-« Justement, j’ai donné, je te remercie ! »

-« C’est vrai désolée, je suis maladroite parfois ! Mais vient s’il te plait, je ne sens pas le courage d’affronter ça toute seule, et je n’ai que toi ! »

-« Oh ! Tu me culpabilise là, très bien je viens, mais à une seule condition ? »

-« Laquelle ? »

-« On va faire du shopping vendredi, pour en mettre plein la vue aux mecs friqués, pour qu’ils voient ce qu’ils n’auront pas ! »

-« Oh ! Tess, je ne te croyais pas comme ça ! Mais Je suis partante »

Nous continuons à préparer notre dîner et Tess monte rassembler ses affaires, car il faut bien qu’elle reparte chez elle, c’est dommage d’ailleurs. Pendant ce temps je vais m’allonger sur une chaise longue au soleil. Maria part plus tôt pour se préparer et étant donné qu’elle n’a pas de dîner à préparer. Tess ma rejoint et nous discutons le reste de l’après-midi. Je lui propose de monter jouer dans le salle de jeux, façon casino, en attendant les invités, nous avons tout préparé, l’apéritif, la table, tout était parfait, il ne manque rien.

Nous jouons une petite heure quand les premiers invités arrivent vers 20 heures 30, suivit d’une dizaine de minutes plus tard par les autres. Nous buvons l’apéritif et passons à table vers 22 heures. Tess et moi faisons le service, il est hors de question que mes invités se lèvent. Nous mettons de vieux tubes en musique de fond. Nous ne nous connaissions pas vraiment tous, mais le dîner est pourtant très agréable.

-« J’éspère que personne ne sera malade demain, sinon il faut vous en prendre a Tess. »

-« Tu n’est pas gênée, tu étais là aussi ! »

-« Oui, mais quand le téléphone à sonné, je t’ai laissée seule ! »

Le dîner continua dans la décontraction et la simplicité. On boit, sauf Tess, on mange, on discute, on rit. En voyant ça, je me dis que je devrais faire ça plus souvent. Tout le petit monde partit sur les coups de 1 heure du matin. Tandis que moi je range un peu, fais la vaisselle et nettoie avant de monter me coucher.

Je passe une bonne nuit et un dimanche relaxant, j’ai donné leurs journée à Maria, John et William. Je finis de nettoyer , et me prélasse dans la piscine, bronze et me repose.

Le lendemain matin, je rend visite à Nathan, mon patron, pour lui faire part de l’avancement de l’enquête et le prévenir de mon retour prochain dés la fin du procès.

-« Nathan, je voulais aussi vous dire, que je viendrais vous aider jeudi et samedi après-midi pour l’organisation de la soirée. »

-« J’y comptais, bien c’est la question que j’allais te poser, car nous ne pouvions pas annuler cette réception, ni la faire sans toi ! »

-« Si, si je n’étais pas là, il aurait fallu que tu le fasses quand même ! »

-« Ca, ce n’était même pas envisageable. J’aurais tout annulé ! »

-« Tu exagères ! »

-« Non, je suis sérieux, Sam ! »

-« Oh ! »

-« Donc tu m ‘appellera jeudi pour me tenir au courant d’accord ? »

-« Non, je te raconterais l’après-midi. »

-« Ah ! Oui. »

-« Bon, je vois que tu as du travail, je te laisse. »

-« Oui, merci et reposes-toi bien ! »

-« Merci et bon courage. »

-« Merci. »

Je rentre et discute un peu avec Maria de son dimanche, et de l’impression qu’a eu son mari sur moi. Puis fais de même avec William et John. Il semble que tout le monde a apprécié ce dîner autant que moi.

A présent j’attends mercredi avec impatience mais anxiété aussi.

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Tous les commentaires de l'article:
• Partie 8 • Jordane • Une nouvelle amie

  • Aurélie mailto

    dim 20 avr 2008 11:48

    J'aime beaucoup lire ce que vous faites, c'est tout simplement génial ! J'attends toujours la suite avec impatience ^^ et bonne chance, continuez sur cette voie !!



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